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Maître-du-jeu
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MessageSujet: Historique   Jeu 27 Fév - 10:52

La reine d'Ecosse Anne Ière Stuart qui avait vassalisé son royaume à celui d'Angleterre afin de former le royaume de Grande-Bretagne, meurt le 1er août 1714. La reine avait donc désigné Victorien Ier d'Angleterre comme son successeur conformément à l'Acte d'Union. Les possibles prétendants catholiques comme le demi-frère d'Anne Jacques François Stuart sont ignorés par le testament de la reine d'Ecosse. Ce changement dynastique se fait avec une grande opposition au nord de l'Ecosse alors que Anne était encore vivante bien que très affaiblie.

Des nobles écossais font élire quelques députés au parlement de Londres et réclament en juin 1713 par leur voix l’abrogation de l’Acte d’Union de 1707. Bien sûr, ces parlementaires sont minoritaires et la reine Anne Stuart ne les soutient pas, bien au contraire ; pour elle il ne saurait être question de revenir sur cette question. Ceci étant dit, elle en réfère à son suzerain Victorien Ier.
Mais le roi d'Angleterre temporise et ouvre une enquête afin de trouver qui sont les personnes placés à la tête de ce réseau contestataire parmi les nobles. Toutefois, il ne donne pas suite aux revendications des nobles écossais opposés à l'Union et refuse même de soumettre la question au vote du Parlement.

Les nobles ruraux écossais, furieux devant le fait que la révocation de l'acte n'ai pas même été soumise à un scrutin, soutiennent alors Jacques François Stuart comme candidat à la succession de Anne Ière en juin 1713. Suite à cela, le jeune Jacques François Stuart qui vient de fêter ses 25 ans au château de Saint-Germain-en-Laye où il vivait avec sa cour, quitte la France et débarque en Ecosse en septembre pour rejoindre le nord de l'Ecosse. Grâce à son prestige et bien entendu une aide financière apportée par des nobles écossais tels que Henry St John, vicomte de Bolingbroke, il forme pendant les premiers mois de 1714 dans les Highlands une armée composée de soldats de métiers et de volontaires.

Un décret d'arrestation est lancé par la reine Anne Ière contre Bolingbroke pour haute trahison mais ce dernier parvient à s'enfuir vers la France. Peu avant de tomber malade, Anne demande l'aide militaire des Anglais qui envoient une armée à garnison à Edimbourg.
A la mort de sa demi-soeur Anne Ière en août 1714, Jacques François se proclame roi d'Ecosse sous le nom de Jacques VIII et compte marcher sur Edimbourg afin de s'y faire couronner comme nouveau souverain.
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MessageSujet: Bataille de Inverness (octobre 1714)   Jeu 27 Fév - 22:41



Bélligérants (unités engagées / unités perdues / unités restantes) :
Angleterre-Ecosse : 4.490 (2 régiments) / 3.850 / 640
Jacobites : 5.580 (2 régiments) / 3.590 / 1.990
Issue : Bataille indécise

C'est par une pluie battante et dans un sol assez boueux que les deux camps se sont affrontés. La brume était encore présente en fin de matinée quand les premières hostilités eurent lieu. Les conditions n'étaient donc favorables pour aucun des belligérants, l'artillerie fut bien peu efficace et l'essentiel des combats fut une sorte de mêlée sans nom et durement meurtrière. Les pertes furent nombreuses aussi bien dans le camp anglo-écossais que jacobite. L'armée anglaise, commandée par par le marquis de Tourzel, épaulée par un régiment écossais, était partie en direction du Nord pour empêcher tout siège ennemi de la ville de Edimbourg. Les Jacobites, constitués en deux armées étaient menés par Jacques-François Stuart et Trevor MacAdams. Tourzel fut tué pendant l'affrontement et l'armée écossaise fut bien mal commandée, ce qui explique pourquoi les anglo-écossais battirent en retraite en premier. La victoire tactique pouvait donc aller aux Jacobites mais ces derniers furent bien trop peu pour pouvoir continuer leur route vers Edimbourg et se retirèrent vers les hautes terres. La victoire stratégique quant à elle alla donc aux anglo-écossais qui avaient réussi leur mission d'empêcher Jacques-François de prendre la capitale du pays.


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MessageSujet: Bataille des Highlands (janvier 1715)   Lun 3 Mar - 13:32



Bélligérants (unités engagées / unités perdues / unités restantes) :
Angleterre : 2.480 (1 régiment) / 1.020 / 1.460
Jacobites : 2.471 (2 régiments) / 1.640 / 831
Issue : Victoire anglaise

John Churchill, duc de Marlborough a été mandaté par le roi d'Angleterre Victorien Ier pour mater définitivement la rébellion jacobite en Ecosse. Après la bataille de Inverness, les Jacobites s'étaient retirés dans les Highlands pour pouvoir reformer leurs troupes mais la diligence de Marlborough les empêcha de mener à bien leur projet. Le commandant anglais, à la tête du 3ème régiment, lança une offensive sur les restes de l'armée jacobite certes encore entamée lors des derniers affrontements mais impatiente d'en découdre. La bataille eu lieu dans les Highlands, au centre d'une vaste cuvette naturelle. Jacques-Edouard Stuart se lança dans une charge de cavalerie meurtrière dès le début de la bataille et dut s'enfuir. Bien que les jacobites furent courageux et vaillants en début de bataille, les manoeuvres habiles des anglais empêchèrent par la suite de rendre efficace toute charge des cavaliers écossais. Mieux que cela, les soldats à pied jacobites furent contraints de se regrouper et Marlborough qui avait bien placé ses canons pouvait les atteindre aisément. L'effet fut tel que les cavaliers écossais restés combattre aux abords battirent en retraite, tout comme les highlanders qui constituaient la réserve et qui après avoir subi de fortes pertes préférèrent s'enfuir. Malgré de nettes pertes aussi, les Anglais sortirent victorieux de cette bataille, ne perdant en revanche aucun canon, artilleur ou cheval. De par ses talents de tacticien, Marlborough s'imposa donc comme le héros de cet affrontement, d'autant plus que dans un élan d'humanité, il fit rapidement cesser le tir de son artillerie sur les soldats jacobites encerclés dès qu'il avait observé la retraite de leurs camarades, signe d'une victoire assurée pour le camp anglais.


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MessageSujet: Bataille de Lewis (juin 1715)   Sam 8 Mar - 23:14



Bélligérants (unités engagées / unités perdues / unités restantes) :
Angleterre : 1.460 (1 régiment) / 210 / 1.250
Jacobites : 350 (2 régiments) / 283 / 67 (tous prisonniers)
Issue : Victoire anglaise

Marlborough, vainqueur des Jacobites dans les Highlands, était resté en poste dans les Highlands et avait pour mission d'isoler les restes de l'armée de Jacques-Edouard Stuart qui s'était retiré sans les Hébrides. Neutralisé pendant près de six mois sur une terre bien peu habitée il ne parvint à rallier que peu d'hommes à sa cause. Mais suite à l'expiration du cessez le feu avec le Pape, le roi Victorien Ier lui ordonna expressément de battre de façon définitive les troupes Jacobites. Avec trois fois plus de troupes, les anglais écrasèrent ce qu'il restait de l'armée du prétendant au trône d'Ecosse totalement dépourvu de canons. La résistance fut héroïque certes, mais les anglais grâce à cet avantage tactique, purent garder plus de 800 hommes en réserve et tailler en pièce ceux qu'ils considéraient comme des rebelles. Ainsi, le colonel-général Malcolm MacMillan fut tué et les plus de 67 jacobites qui restaient se rendirent dont leur chef, le prétendant à la couronne écossaise, Jacques-Edouard Stuart.


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MessageSujet: Bataille navale de Gibraltar (juin 1715)   Dim 9 Mar - 19:55



Bélligérants (unités engagées / unités perdues / unités restantes) :
Angleterre-Ecosse : 14 (1 frégate + 13 corvettes) / 1 / 12
Etats Pontificaux : 7 (1 vaisseau + 2 frégates + 4 galères) / 3 / 4 (dont 3 prises)
Issue : Victoire anglaise

Victoire éclatante des anglo-écossais dans le détroit de Gibraltar contre la flotte pontificale qui avait le mois précédent sérieusement mis à mal la défense anti-marine des fortifications de Gibraltar, alors possession anglaise. Mais la flotte pontificale, si elle n'enregistra aucune perte, fut assez éprouvée. La frégate "Sainte-Anne" était à la moitié de ses capacités (14 canons sur 30), 2 des galères de 8 canons étaient endommagées, tout comme le navire amiral, le "Christ Roi" dont 31 des 42 canons initiaux étaient opérationnels. La rapide flotte britannique, commandée par le chef de division écossais Thomas Gordon était composée d'une frégate légère et de 13 corvettes (dont 3 écossaises) mais 5 furent laissées en arrière une fois arrivée près du détroit. Le capitaine de corvette papal Paolo Emilio Malaspina voulut profiter du manque de vent pour faire une manoeuvre d'encerclement avec ses galères avec son vaisseau à la tête mais Thomas Gordon plaça son navire amiral le "Queen Margaret" en couverture de 5 corvettes anglaises pour briser sa tactique. Il mit donc son navire à rude épreuve et parvint à infliger des dégâts considérables aux galères du souverain pontife qui ne purent de toute manière pas inquiéter les anglais de par leur tirs trop approximatifs. Le Christ Roi explosa et coula et Malaspina périt. Les trois corvettes écossaises, soutenues rapidement par le "Queen Margaret" parvinrent à couler la "Sainte Anne" et la "Sainte Marie", les deux frégates pontificales. La victoire était assurée mais le navire de Thomas Gordon, en feu, coula à son tour. Ce fut l'unique perte côté anglo-écossais. Seuls 12 hommes de ce navire dont Thomas Gordon purent être récupérés sains et saufs sur une des corvettes. Pendant ce temps, trois galères ennemies se rendirent. Il ne restait plus qu'une galère en fuite de la grande flotte pontificale...
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MessageSujet: Bataille navale de l'île de Gorgone (septembre 1715)   Mer 12 Mar - 13:31



Bélligérants (unités engagées / unités perdues / unités restantes) :
Malte : 8 (1 caraque + 2 frégates + 5 galères) / 0 / 8
Carrare : 6 (1 houari + 5 galères) / 2 / 4 (dont 3 prises)
Issue : Victoire maltaise

La flotte maltaise, bien plus lourde et mieux commandée a largement triomphé près de l'île de Gorgone non loin de la Corse, de la flotte de Carrare qui tentait de revenir à bon port après le bombardement de Port-Mahon. Le chef de division Tomaso di Bardeletto n'a perdu aucun navire et a pu coulé deux des cinq galères de Carrare, en capturant également deux autres. Le houari fut également saisi ainsi que son aspirant Carlo Magnani. De toute la flotte de Carrare, une seule galère parvint à s'échapper et à regagner le port de Carrare.
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MessageSujet: Epilogue (1716)   Jeu 27 Mar - 2:22

Les paix de Gibraltar (février 1716) et de Calvi (août 1716) mettent fin à la guerre de succession d'Ecosse qui aura duré deux ans, mais le bilan reste mitigé pour les différents bélligérants :

Le nouveau duc de Carrare Alderano I Cybo-Malaspina, déçu de l'attitude de Gênes durant le conflit (le doge Alberico III Cybo-Malaspina avait pu prendre la ville de Port Mahon sans combat alors que Carrare avait assumé tous les risques) signe une paix blanche à la Grande-Bretagne et une paix avec Malte. Perdant la quasi-totalilité de sa flotte et devant verser une compensation financière à l'Ordre de Malte, il est le vrai perdant de ce conflit.

Six mois plus tard (août 1716), lassé par la guerre et négociant une sortie honorable du conflit dans lequel militairement la Grande-Bretagne a eu l'avantage, le pape Clément XII, le doge de Gênes et l'empereur autrichien Joseph Ier envoient leurs émissaires à Calvi en Corse pour signer à leur tour une paix avec Victorien Ier de Grande-Bretagne. Ce dernier est reconnu roi de Grande-Bretagne mais doit accepter la perte de Port Mahon sur l'île de Minorque au profit de la république de Gênes qui se révèle être le grand gagnant du conflit. Sous la pression du souverain pontife, le doge Girolamo De Mari propose des subsides aux britanniques pour qu'ils acceptent d'exiler vers la Corse le prétendant Stuart Jacques-François Edouard.

Victorien Ier perd donc la possession qu'il détenait dans les Baléares mais se voit donc reconnu comme étant roi de Grande-Bretagne et donc d'Ecosse. Mais l'histoire ne semble pas s'arrêter là car un scandale de trahison éclate à la fin du conflit, de hauts fonctionnaires écossais et même anglais ayant collaboré étroitement avec la famille Stuart pour qu'elle remonte sur le trône écossais. Lord Stanhope, proche du souverain Victorien Ier instruit en ce moment même l'affaire...
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