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 Krach boursier à Vienne (décembre 1774)

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MessageSujet: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Lun 2 Mai - 12:03


L'impératrice Marie-Thérèse était très friande de macarons

Le règne de Marie-Thérèse d'Autriche (1740-1773) voit se développer un engouement extraordinaire pour la pâtisserie, les viennoiseries (et notamment les macarons confectionnés à base de safran) dans le centre de l’Europe, et plus particulièrement en Autriche. Outre la cannelle, le cacao, les clous de girofle ou le sucre qui sont importés depuis l'Asie ou les colonies américaines, les arboriculteurs autrichiens se lancent dans la culture des amandes et des noix. Entre 1740 et 1760, une dizaine d’espèces nouvelles font leur apparition dans l’Empire. Le phénomène s’accélère, avec plus d’une cinquantaine de nouvelles venues entre 1760 et 1770.


Le safran (Crocus Sativus), épice très onéreuse est importée depuis la Perse jusqu'en Autriche pour la confection des macarons dont Marie-Thérèse entre autres, est friande (elle en mangeait jusqu'à près d'une quarantaine par jour). Sa présence est signalée à Trieste en 1762. Vers 1764, elle fait son apparition à Salzbourg, puis Vienne et Prague en 1765. On date généralement le début de sa culture en Autriche aux environs de 1770, dans le sud de la Serbie puis au Tyrol.

Le botaniste Janez Žiga Valentin Popovič fait planter dans le jardin botanique de Vienne une série de plants de safran qu’il a fait venir de sa Voïvodine natale. Ces plants sont suffisamment résistants pour survivre aux rigueurs du climat balkanique toutefois ensoleillé une grande partie de l'année. Il fait donc un test en Haute-Autriche avec un climat un peu plus rude. Les premières plants de safran en Europe sont méconnus du grand public et ne sont mentionnés que par des botanistes ou des amateurs de plantes rares et de curiosités. Mais la vogue du safran se répand dans tout le pays, et l’engouement devient tel qu’assez rapidement des voleurs s’introduisent dans le Jardin botanique de Vienne pour dérober des plants.

En 1771 les premiers plants de safran font leur apparition sur le marché. Des bourgeois fortunés plantent des jardins privés à l’arrière de leur maison, notamment dans le centre ville de Vienne, ainsi que le long des nombreux canaux de la rive droite à Donaustadt. L’époque se passionne pour la création d’hybrides et de nouvelles variétés, créant une demande pour les livres illustrés de gravures, livres destinés aux amateurs et aux professionnels de la botanique.

Le safran devenant bientôt un article de luxe convoité et un signe de richesse, de nombreuses variétés voient le jour. Ces plants rares et précieux produisent des fleurs aux pétales de couleurs pourpre ou violet. Le "Crocus Sativus" fait son apparition dans les ouvrages spécialisés, sous forme de planches botaniques savantes. Parallèlement sont publiés des catalogues de fleurs. En 1772 paraît même pour la première fois un catalogue entièrement consacré au safran. La fleur apparaît donc à la fois comme un objet de luxe et une curiosité propre à intéresser les professionnels et les passionnés de fleurs.


Cette multiplication suit la montée de la cote du safran qui permet d’amortir le coût des catalogues. Pouvant être déplantés et replantés entre juin et septembre, les ventes de plants de safran au comptant ont lieu durant ces deux mois.

Le reste de l’année, les contrats sont signés devant notaire, l’achat devant se faire à la fin de la saison (il s’agit alors de marché à terme). C’est ainsi que les Autrichiens créent un marché sur lequel le plant de Crocus Sativus se négocie comme bien durable. En 1772, en partie du fait de l’apparition d’une demande prussienne qui stimule les ventes, des spéculateurs étrangers entrent sur le marché. En 1774, un système analogue à une bourse de commerce où se négocient les contrats à terme de plants de safran s’est mis en place à Vienne. Les négociants se réunissent en « collèges » dans des auberges et les acheteurs doivent s’acquitter d’un pourboire d’un montant égal à 2,5 % de la transaction (pourboire plafonné à trois livres-tournois). Ni l’une ni l’autre partie ne fournissent de dépôt de garantie et il n’existe pas de système d’appel de marge. Tous les contrats se font directement entre les deux parties et non dans le cadre d’une chambre de compensation.

Plus la popularité des Crocus Sativus s’élève et plus les horticulteurs sont prêts à payer des prix élevés pour des plants même atteints par le fusarium. Cependant l’absence de registres tenus systématiquement et donc de données fiables concernant les prix réels auxquels se négociaient les Crocus Sativus font qu’il est délicat d’évaluer l’ampleur de la crise. La majeure partie des données provient de pamphlets à charge, mettant en scène Giewehner et Wrandt (ou GW), c’est-à-dire « Envie des biens » et « Bouche de vérité ».

L’économiste autrichien Adrian Abraham Tesorowicz a pu établir un catalogue des ventes de 161 plants de 36 variétés différentes entre 1772 et 1774, dont 53 sont signalés par GW. 98 ventes sont enregistrées le dernier jour qui précède l’effondrement, le 18 décembre 1774, avec une fourchette de prix extrêmement large. Ces ventes s’effectuent de façon variable, les unes étant des ventes à terme au sein des « collèges », les autres des ventes au comptant faites par les cultivateurs de safran, les autres enfin des promesses de ventes signées devant notaire ou des ventes de biens. Tesorowicz remarque que pour se faire une idée des cours, on doit se contenter de données hétéroclites : « Les données disponibles sur les prix sont dans une large mesure un mélange de torchons et de serviettes ». En 1773, il devient possible d’acheter des parts de plants de Crocus Sativus. En mars 1774, une variété atteint le prix record de 660 livres-tournois. Le prix d’un seul plant peut atteindre cette même année la valeur de deux maisons, huit fois celui d’un veau gras et quinze fois le salaire annuel d’un artisan.

Le cours des plants rares continue à s’élever tout au long de l’année 1774. En novembre, le prix des plants ordinaires non infectés par le fusarium se met également à monter. Les Autrichiens qualifient la spéculation effectuée par des étrangers sur les contrats à terme de « commerce du vent », parce que les transactions ne portent pas sur des plants réels. Mais en décembre 1774, le prix des contrats à terme de plants de safran s’effondre brutalement, mettant fin au commerce du vent. La chute des cours est si subite qu’aucun des contrats ne peut être honoré.

Ainsi les nombreux marchands venus d'Allemagne (Prusse (7), Holstein (6), Würtemberg (5)), de Suisse (5), de Venise (5) et à moindre mesure de France (3) et des Provinces-Unies (2) qui avaient depuis deux ans tout misé sur la côte du plant de Crocus Sativus, se retrouvent aujourd'hui ruinés et en faillite. Pour l'Autriche le préjudice est moins grand et est estimé à 660 livres-tournois annuels de perte, soit exactement le prix record du plant de safran lorsqu'il avait atteint son plafond maximal en mars 1774...
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Lun 2 Mai - 12:15

Quelques jours après que l'Espagne rapatrie tout ses marchands, pas trés difficile de savoir qui est le fautif dans cette histoire !

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Lun 2 Mai - 12:52

Allons allons cela n'est que pur hasard, il ne faut pas accuser sans preuve, et puis le roi Charles IV le prendrait très mal et risquerait d'abdiquer et donc de nous quitter. Que faire donc pour qu'il continue à être des notres? Cela est simple :

1 - Accepter les krachs boursiers sans broncher
2 - Renoncer à tout acte d'espionnage en Espagne et chez ses alliés
3 - Entreprendre les alliances et les mariages que seul lui souhaite, même ne le concernant pas
4 - Ne pas installer de banquiers chez lui
5 - Accepter l'installation de banquiers espagnols dans nos pays ainsi que des scientifiques, artistes et religieux, s'il y a un rattachement de nos villes à l'Espagne par influence ou incitation à la révolte les accepter également (même ses propres alliés)
6 - Ne pas remplacer de scientifiques espagnols au sein de l'Académie des Sciences et accepter que sans compétition il puisse toujours être premier dans le trio de tête

Certes tout a été fait dans les règles en ce qui concerne l'Espagne mais je crois qu'il s'en est pris à trop de pays à la fois, il faut sucer la moelle sans pour autant avaler l'os! Cela est très regrettable qu'autant de pays lui en veuille mais quand on ruine sept marchands prussiens (en punition juste parce que j'affiche diplomatiquement mon soutien à Victor-Amédée alors que je ne suis pas allié avec lui), on fasse fermer la bourse de Vienne (qu'à donc fait Joseph II à l'Espagne??? même si cela reste forts soupçons encore non un fait établi), qu'on tente d'isoler le Piémont-Sardaigne juste parce qu'à l'époque vers les années 1750 Charles-Emmanuel III avait refusé d'avoir des relations diplomatiques avec l'Espagne sans pour autant vouloir la guerre, qu'on tente de bloquer la France dans ses projets matrimoniaux, on en récolte que ce que l'on sème. Pour autant il peut être heureux d'avoir rallié autant de pays à sa cause et aussi semble t-il d'avoir obtenu la mansuétude de la Grande-Bretagne. Bref, je trouve les mesures de rétorsion de Charles IV complètement disproportionnées et contraire au fair-play, ce qui a conduit à cette situation tout aussi non fair-play je le confesse mais nous ne sommes pas à armes égales cher roi d'Espagne.

Il désire très honnêtement gagner le titre, bah laissons le faire cela n'est qu'un jeu!

La Prusse peut même rejoindre la Ligue des PDSM s'il le désire! Je suis là pour rééquilibrer les puissances après tout même si je dois venir en aide à un souverain qui se comporte comme un rustaud.

Pour ma part je n'ai rien à me reprocher mes intentions ont toujours été claires : j'ai envoyé des unités civiles à bon escient chez les les souverains "joueurs" comme en Autriche et en Grande-Bretagne pour les développer et non pour leur faire pression et j'ai toujours affiché mes intentions quand j'appréciais un souverain toit comme lorsque je n'en appréciait pas un. Je paye aujourd'hui le prix fort de ma franchise (même il n'est pas pouvé encore que l'Espagne soit derrière la faillite de mes marchands). Je n'ai également commis aucun acte d'espionnage je peux en donner ma parole d'honneur ni j'ai fait des salamalecs comme par exemple pour la Grande-Bretagne dont je me suis éloigné lorsque nous n'avions plus les mêmes opinions. Ai-je pour autant commis des actes contre lui? Je n'ai donc jamais joué double-jeu et cela à fait de moi je pense quelqu'un de respecté, enfin mis à part peut être de quelqu'un.

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Frédéric II, Roi de Prusse
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Lun 2 Mai - 16:28

A la vérité ce n'est pas que je n'ai pas voulu avoir de relations diplomatiques avec l'Espagne mais j'ai simplement posé des questions RP sur la politique étrangère de l'Espagne qui me semblait suspicieuse vis-à-vis des propos tenu par son ambassadeur. En échange, je n'ai eu droit qu'à un soufflet diplomatique et à une dégradation des relations devenant de plus en plus exécrables...
Je me désole de l'état dans laquelle se trouve l'Europe et en aucun cas je ne cèderais aux caprices d'un enfant gâté ayant commis un matricide. Sachez cher Frédéric II que je vous soutiens dans votre verve diplomatique de qualité!
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 3 Mai - 1:05

Chers Souverains catholiques,

Il s'agit en effet d'un fait grave. Pour ma part, je n'en connais pas l'auteur, mais je vais me renseigner, soyez-en sûrs.
Amenons des preuves solides avant d'accuser un monarque, qu'il soit catholique ou pas.

Calixte IV, Souverain Pontife.
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 3 Mai - 2:05

Chers souverains,

Le Royaume d'Espagne a pris la décision de retirer ses marchands de la place boursière de Vienne bien avant ce Krach Boursier (plus d'une année avant 1775 RP). J'en ai la preuve. Et puis il y avait aussi des marchands de mon allié suisse dans la Bourse de Vienne. Je ne suis pas un méchant roi machiavélique, image dont on m'affuble bien trop souvent ces dernières années RP. Je suis timide plutôt.
Je trouve donc les accusations à mon encontre un peu gratuites, car s'appuyant sur des suppositions et non des preuves.

Voyant comment évolue la situation, je souhaiterai cependant accepter la proposition du roi de Prusse, pour rééquilibrer les forces en présence en Europe.
Si la proposition du Roi de Prusse est sincère, ce que je veux bien croire après tout, et que mes alliés sont d'accord.
Frédéric II de Prusse a écrit:
La Prusse peut même rejoindre la Ligue des PDSM s'il le désire! Je suis là pour rééquilibrer les puissances après tout même si je dois venir en aide à un souverain qui se comporte comme un rustaud.
Le Royaume d'Espagne désire évidemment que le puissant Roi de Prusse rejoigne l'Alliance des Princes de Sang Mêlés et acceptera même certaines conditions posées par Frédéric II, s'il en pose.

Charles IV d'Espagne.

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Charles IV, Roi d'Espagne
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 3 Mai - 12:16

Messieurs,

Je me permet d'intervenir pour calmer quelque peu les esprits. Certains souverains sont très accusateurs et d'autres plus modérés restent soupçonneux quant à ce krach financier. Ce qui ne les grandit pas pour autant car forcément ils ne peuvent qu'émettre des doutes sur l'Espagne qui est leur nemesis. Si cela peut vous rassurer, sachez que je m'évertue à calmer les volontés hégémoniques de mon allié espagnol comme ce fut le cas pour la Corse me concernant (il est encore jeune il faut donc lui faire comprendre que l'hégémonie espagnole n'a pas lieu d'être dans ses pays alliés) mais je le souligne l'hégémonie dans son ensemble reste légitime pour toute grande puissance européenne car malheureusement depuis l'accession au trône de Charles IV cela ne lui a fait subir que des préjudices alors que d'autres hégémonies plus ou moins grandes passent comme des lettres à la poste...

Je ne vous apprend rien en affirmant que l'Espagne possède des espions mais soyons honnête : les espions espagnols (on peut le voir sur la carte) sont toujours restés en Espagne et n'ont fait que se protéger d'actes d'espionnage venus de l'étranger et en aucun cas il ne s'est vengé en rendant la pareille alors qu'il en aurait eu le droit.
Le "fair-play" reste donc une notion subjective puisque ce qui peut vous choquer peut ne pas nous choquer, tout comme ce qui peut ne pas vous choquer peut nous choquer énormément (par exemple les actes d'espionnage sournois commis dans les pays de la Ligue des PDSM).

N'oubliez pas que Charles IV reste un homme de dialogue, à en constater le retrait d'unités civiles de Milan et de Venise et son renoncement à la signature du traité hispano-corse, ce que vous tendez quelque peu à omettre. Il aurait pu être en droit de passer outre vos pressions, or il ne l'a pas fait. Au lieu de desserrer la pression vous ne faites que la resserrer davantage.
Nous vous exhortons donc à ne pas abuser d'actes d'espionnage pour ralentir le développement de nos pays et que si vous désirez rivaliser avec nous mieux vaudrait lever vous même vos propre unités civiles, vos propres négociants et voiliers, vos propres ecclésiastiques, etc. pour vous lancer dans une concurrence loyale.

Sachez enfin messieurs que je désapprouve cet acte de krach s'il est bien le fruit de spéculateurs autrichiens ou étrangers (pour accuser tout le monde et personne à la fois). Cela m'a définitivement dissuadée de me lancer dans le domaine de la bourse et de la finance.

Par contre cher neveu je suis opposée à l'entrée de la Prusse dans notre alliance, cela dépasse le cadre religieux car accepter l'entrée d'un pays qui dans son coeur nous est hostile nous protégerait certes de toute invasion de sa part mais il distillerait des informations à ses nombreux amis réels. Mieux vaut intégrer de petits pays fidèles qu'un pays puissant comme la Prusse qui ne veux que nous nuire.
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 3 Mai - 12:23

Vous pouvez dire ce qu'il vous plaira de dire Madame l'Electrice mais je suis persuadé que l'Espagne est derrière tout cela. J'ai moi même perdu 5 marchands dans cette affaire mais j'accepte ce genre d'hostilité. J'ai ouvertement affirmé avoir eu un espion capturé en Espagne et j'ai publiquement lancé un embargo contre elle, son roi Charles IV riposte : cela me va, au moins nous nous entendons sur un point. La balle est donc dans mon camp désormais...
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 3 Mai - 13:08

Dommage chère Elisabeth Philippine que votre dernière phrase en épilogue ai gâché tout votre discours car j'avais apprécié votre intervention et vous alliez remonter dans mon estime.

Vous avez pu constater que bien qu'aillant porté des soupçons sur l'Espagne je me suis permis de nuancer en affirmant qu'il n'y avait aucune preuve de sa culpabilité.
Mais le départ de marchands espagnols de Vienne peu de temps avant est tout de même un élément très étrange. Cela dit si c'est bien Charles IV qui est l'auteur de ce krach il aurait été plus judicieux pour lui de faire plonger même ses propres marchands, cela n'aurait pas attirer autant de suspicions envers l'Espagne. Je ne crois pas pour autant que Charles soit assez stupide pour faire comme l'a fait le souverain auteur de ce krach, mais cupide oui!

Les arguments avancés par l'Electrice de Bavière sont néanmoins intéressants sur le fait que l'on doive reconnaître à Charles IV un certain fair-play (limité certes) dans son refus à commettre des actes d'espionnage à l'étranger, mais il a commis bien des pressions sur des pays sans raison ou alors de façon disproportionnée, ce qui m'a valu de me rapprocher de Charles Emmanuel III puis de son fils Victor-Amédée III qui subissait une pression croissante de la part de l'Espagne pour avoir simplement demandé à l'ambassadeur espagnol quelques explications sur les motivations politiques du roi Charles III à l'époque (toutes mes excuses cher roi de Piémont-Sardaigne si j'avais précédemment mal interprété vos intentions). Mais il serait plus bénéfique au roi Charles IV de jouer franc-jeu avec les autres souverains et de ne plus alambiquer ses propos, cela ne fait qu'exacerber la méfiance que l'on porte à son égard.

Quoiqu'il en soit et quel qu'en soit l'auteur, je tiens à dire que n'ayant commis aucun acte sournois ou de guerre (mis à part la France dans cet unique cas - et acte de guerre seulement car elle avait déclenchée les hostilités contre moi), je considère avoir été victime de mon amitié affichée pour Victor-Amédée III. Mes provocations n'ont été que diplomatiques, il est donc fort regrettable qu'au lieu de répondre diplomatiquement avec vigueur l'auteur de cet acte a préféré me punir financièrement de façon dissimulée, car je pense avoir été ciblé en priorité puisque étant celui qui a subi le plus fort préjudice.

Comme j'avais critiqué le souverain pontife sur le fait que concernant mon implication dans la mort de la duchesse de Milan il s'appuyait sur des suspicions, je vais donc me comporter de façon juste et ne pas en faire de même et ainsi accorder une présomption d'innocence à l'Espagne au bénéfice du doute, mais que l'auteur quel qu'il soit sache bien que s'il ne se base que sur des doutes et non des preuves pour fomenter sa vengeance et qu'il réponde à cela par une riposte de surenchère, non seulement il agit en lâche mais il me donne ainsi en toute logique du crédit pour entrer en guerre contre lui, puisque je me fonderai tout comme lui sur des suspicions et je riposterai de façon plus vigoureuse. Qu'il se tienne donc pour averti!

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 3 Mai - 19:04

Je trouverai le responsable de cet acte et soyez en certain qu'il payera le prix fort ! Je vais vous écouté et je retire mon accusation public sur l’Espagne étant donné que je n'ai pas de preuves, mais je vais me renseigner soyez en certain !

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mer 4 Mai - 23:49

Je vous souhaite de démasquer celui qui a ourdi cet odieux krach financier. Je n'ai pour lui que mépris car depuis mon pays est déficitaire maintenant...Heureusement qu'il me reste beaucoup de réserve et que je saurais y faire face mais ce n'est pas une raison.
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 24 Mai - 13:08

L’enquête à enfin donner un résultat et ce résultat et sans appel. Le pays qui a honteusement orchestré cet attentat n'est autre que L'Espagne.

De ce fait je me réserve le droit de faire payer chèrement cet attentat au Royaume d'Espagne.

Je demande à Elisabeth II Philippine, Electrice de Bavière de cesser toute diplomatie avec l'Espagne, et de renoncer au trône pour éviter l’annexion de la Bavière par l'Espagne. Sinon elle sera elle aussi dans la liste de mes cibles.

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 24 Mai - 21:35

On peut accuser qui l'on veut en disant que l'on a des preuves. Le roi d'Espagne mon neveu Charles IV m'a juré devant Dieu qu'il n'était pas l'auteur de ce krach boursier, comment aurait-il pu me mentir?

Je le cite :
"Comme d'habitude, lorsqu'il y a un problème en Europe, je suis accusé de tous les maux, car j'agis plus que je ne parle publiquement. En ce qui concerne le krach boursier de Vienne, ce n'est pas de mon fait. Les marchands espagnols avaient été retirés de la bourse de Vienne bien avant cet évènement fâcheux. Mon Royaume a trop subis de faillites de banquiers, de tentatives de d'assassinat de banquiers, de scientifiques par des espions anti-espagnols."

Je vais donc dépêcher dès maintenant un diplomate à Vienne afin qu'il puisse s'assurer de la véracité de ces preuves.
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mar 24 Mai - 22:14

Sachez écouter la voie de la raison de mon ami Joseph II, je suis moi même prêt à vous proposer un traité de paix moins désavantageux qu'il ne pourrait l'être si vous persister à soutenir ce menteur de Charles IV, vous n'avez plus le choix vous n'êtes pas en mesure de combattre Prussiens et Français à la fois...

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mer 25 Mai - 8:22

La France a perdu des marchands pendant le krach boursier de Vienne, cette nouvelle me réjouit dans mes choix de guerre.
Chère Elisabeth Philippine vous avez été dupée comme bien d'autres, votre arrogance vous fait défaut vous avez établi votre liste fixe de souverains que vous appréciez et détestez et vous êtes resté isolé au centre de l'Europe. Comme les Cantons-suisses la diplomatie française aura été vaine, mais peu importe j'ai demandé à mon allié Saxon d'intervenir pour abréger vos souffrances.

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Mer 25 Mai - 10:20

France a écrit:
j'ai demandé à mon allié Saxon d'intervenir pour abréger vos souffrances.

Je suis ravi à ce que l'électrice de Bavière le sache avant moi cher allié, au moins nous aurons l'effet de surprise! Laughing
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Jeu 26 Mai - 1:51

Envoyez votre diplomate, il pourra vérifier les preuves que j'ai en ma possession.

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Ven 27 Mai - 11:48

Messieurs,

Les preuves avancées par Joseph II sont aussi incontestables à mes yeux qu'accablantes pour le roi d'Espagne. Charles IV est bel et bien responsable de ce krach financier qui a été préjudiciable a bien des pays, surtout mon allié suisse. Il y a bien eu en juin 1774 une Recherche bonus N°9 intitulée "Krach boursier" acquise par l'Espagne dont voici le descriptif :

Effet : Provoque un krach boursier dans une des places financières et boursières. Tous les marchands (sans exception) placés sur la place F & B font faillite et la place financière visée est fermée pendant 4 années à compter de la date officielle publique du krach.

Je ne sais comment vous décrire ce que je ressens. J'ai été trahie car mon neveu m'a menti ignoblement en m'affirmant qu'il n'était pas derrière toute cette affaire. Je m'engage donc à accepter la paix avec la Prusse et à me retirer de cette Ligue dont je faisais partie jusqu'à présent. J'invite les cantons Suisses à m'imiter car ils ont subi un réel préjudice concernant cette crise financière et ont tout autant que moi été dupés par un soi-disant allié.
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Ven 27 Mai - 13:33

Chère Électrice de Bavière,
Voilà des années que nous essayons de vous faire entendre raison à propos de votre neveu! C'est un perfide serpent qu'il convient de punir.
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Ven 27 Mai - 15:03

Et oui depuis des années vous êtes manipulé,même si nos familles se sont éloigné nous les Hasbourg étions très inquiet pour vous. Maintenant que la lumière est faite sur ce vil manipulateur je m'en vais lui botter le train arrière !

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Ven 27 Mai - 17:31

Laissez moi prendre les devant moi et mon alliance s'il vous plait.. Car cela fait des années que nous luttions et subissons des insultes et outrages. Ne nous faites pas trop d'ombre dans ce conflit s'il vous plait.
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Sam 28 Mai - 2:35

Certainement pas, je ne vais pas laisser cette acte impuni.
Et vous avez déja eu votre revanche sur le pape qui vous a causer tout les outrages et insultes dont vous parlez

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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Sam 28 Mai - 10:09

Est-suffisant? Quand l'on voit qu'il attaque le Portugal sans aucune raison? Il est vrai que la guerre contre le pape à laver les affronts subis par celui-ci mais en aucun cas ceux de l'Espagne. Avez-vous passé les dernières années à être inquiété de perdre votre royaume à coup d'annexion, d'influence ou d'actions offensives sur votre territoire? Nous, États italiens, étions seuls! Et maintenant que la roue tourne vous souhaitez intervenir pour punir, il est vrai, un acte immoral? Alors que nous vous avons proposer de nous aider et que vous avez choisi la neutralité à son égard. Comprenez Joseph II que j'en prend ombrage.
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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Sam 28 Mai - 15:35

Vous rigolez ? je vous ai soutenu, je n'ai pas levé l'ombre du petit doigts quand vous avez attaqué le pape, et je vous ai même soutenu diplomatiquement. J'ai même mis la pression au pape pour débloquer la situation niveau mariage ... Vous vouliez quoi que je vous livre le pape avec une pomme dans la bouche sur un plateau d'argent ?


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MessageSujet: Re: Krach boursier à Vienne (décembre 1774)   Sam 28 Mai - 16:03

Bon essayons de nous calmer messieurs et parlons de façon constructive.
A première vue il est logique que le Piémont-Sardaigne continue sa guerre contre l'Espagne mais nous sommes en droit Joseph II et moi même, de nous poser des questions quant aux réelles motivations de Victor-Amédée III à vouloir la poursuivre étant donné que depuis la bataille de Plaisance et quelques bombardements sur Barcelone, les affrontements ont été bien maigres.

Nous nous sommes demandés si le coeur y était vraiment. Or l'empire Habsbourg et la Prusse ont d'une part un casus belli contre l'Espagne en raison d'un krach financier orchestré par Charles IV et dont la culpabilité ne fait plus l'ombre d'un doute et qui a conduit à la fermeture de la place financière de Vienne ainsi qu'à la ruine de sept marchands prussiens, et d'autre part nous avons la motivation, les moyens et la rapidité pour nous lancer à l'assaut de l'Espagne. Inutile de vous dire que le temps ne joue pas en notre faveur car dès mars 1781 (14 juin HRP) le pays deviendra intouchable.

Nous n'avons donc pas l'éternité devant nous il faut agir immédiatement. Nous ne vous empêchons pas de faire ce que vous voulez de votre côté (en tous cas pour ma part) mais il serait vain de vouloir empêchez autrichiens et prussiens d'intervenir car Joseph II et moi sommes en droit autant que vous d'affronter l'Espagne.
Le mieux serait plutôt de mettre de côté nos différends et de nous coordonner sur une offensive. Justement vous avez besoin de nous sur terre, nous avons besoin de vous et de vos alliés en mer pour neutraliser les flottes espagnoles.

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